(Source: Radio-Canada) La directrice de l'agence des aides familiales ayant travaillé pour la famille Dhalla, qui se sont plaintes de maltraitance, évoque l'histoire de Pinocchio pour réfuter la version des faits présentée par la députée libérale.
La dirigeante d'Intercede, une agence qui appuie les aides
familiales étrangères, contredit le témoignage de la députée Ruby
Dhalla.
Lors de sa comparution devant le comité parlementaire de
l'immigration, Agatha Mason a rapporté avoir reçu en mai 2008 un appel
de Richelyn Tongson, en larmes, qui lui a affirmé que Ruby Dhalla
détenait son passeport.
Mme Mason explique qu'elle a d'abord
contacté le frère de la députée, Neil, qui lui aurait dit de téléphoner
à Ruby Dhalla à Ottawa. Selon le témoignage de Mme Mason, elle a menacé
Ruby Dhalla de prévenir la police si le passeport n'était pas rendu à
Mme Tongson au cours de 24 heures qui suivaient.
Lors de sa
comparution devant le comité, mardi, Ruby Dhalla a affirmé au contraire
qu'elle avait d'abord été contactée par Agatha Mason, qu'elle avait
mise en contact avec son frère, responsable du dossier.
Au sujet
du témoignage de la députée devant le comité, Mme Mason a déclaré
« c'est une des occasions où j'aurais souhaité que le conte de
Pinocchio soit vrai ».
Agatha Mason a également affirmé que
Richelyn Tongson avait raconté des histoires à faire « dresser les
cheveux » au sujet de son séjour à la maison familiale des Dhalla,
comme le fait qu'elle devait s'asseoir par terre pour ne pas être au
« même niveau » que les membres de la famille.
Mardi, Ruby Dhalla
a insisté sur le fait que son frère Neil était l'employeur et le
responsable des aides familiales. Elle a également présenté un document
signé par Richelyn Tongson qui stipule qu'elle a remis son passeport à
Neil Dhalla et que ce dernier le lui a rendu.
Ruby Dhalla, la
députée de Brampton-Springdale, a démissionné la semaine dernière de
son poste de porte-parole libérale en matière d'immigration lorsque les
médias ont rapporté les allégations des aides ménagères. Elle a alors
expliqué qu'elle a fait ce geste pour blanchir son nom.
Le comité
parlementaire de l'immigration s'est saisi de l'affaire dans le cadre
de ses travaux sur le traitement réservé aux travailleurs immigrants.