Immobilier au Maroc: L’effet MRE n’a pas pris cet été Dim, 05 Sep 2010 21:10:00 |
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bled.ma
Les promoteurs immobiliers qui attendaient l’été pour écouler une partie de leurs appartements auraient été bien déçus. Selon la fédération nationale marocaine des promoteurs immobiliers, «l’effet MRE n’a pas pris cette année ». A son origine, les prix jugés exorbitants et une pratique de noir qui « bloque toute initiative ».
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L’été 2010 n’aura pas été concluant pour les promoteurs immobiliers
marocains. Ceux qui attendaient cette période et l’arrivée des MRE pour
écouler une partie de leurs stocks ont été bien déçus. A la Fédération
nationale des promoteurs immobiliers, on explique que «l’effet MRE n’a
pas pris cette année ». En cause « les MRE qui n’étaient pas rentrés
depuis 2007-2008 ont été surpris par la chéreté des prix. Ce qui a
bousculé leurs projets d’achat ».
Fadila, qui vit en Floride depuis quinze avec son époux marocain
confirment ces propos. Cette été, le couple regagne le Maroc pour les
vacances. Ils n’étaient pas rentrés depuis cinq ans et souhaitaient
acquérir un logement à Casablanca, un « pied à terre » pour leurs
futures vacances. Mais les prix s’avèrent ahurissants. Dans des
quartiers comme Bourgogne, dont l’un deux est originaire, les prix du
mètre carré avoisine les 17.000 DH. Et ce n’est pas tout. Les promoteurs
exigent 25 voire 30% du prix.
Pourtant, la Fédération avait déclaré quelques mois auparavant que le noir serait supprimé. C’est donc archi-faux.
Fadila est repartie en Floride décidée, avec son époux, à y acquérir un
logement bien moins cher que ceux de Casablanca. Leur maison et celle de
leurs enfants sera donc en Amérique. Pour le Maroc ils se contenteront
de rester chez leurs parents, comme ils avaient l’habitude de le faire.
Fadila n’est pas la seule dans ce cas de figure. Nombreux sont les MRE à
avoir été dissuadés par les prix des appartements au Maroc. Ceux qui
projetaient ‘y acquérir un logement ont fini par s’installer
définitivement dans les pays d’accueil où les logements semblent moins
chers et les taux d’intérêt bancaires bien plus intéressants.
Les prix continuent d’augmenter, d’année en année, malgré la crise. Et les promoteurs n’entendent pas se passer de noir.
«Lorsqu’un promoteur vous demande 450.000 ou 500.000 DH de noir, comment
voulez-vous vous les procurer ? », s’interroge Fadila. Il est vrai que
par les temps qui courent et pour des personnes qui gagnent honnêtement
leur vie (salariés dans une entreprise), faire des économies de cette
échelle relève de l’impossible. Restent ceux pour qui cela e pose aucun
problème, l’argent liquide dans leur activité étant monnaie courante.
Mais le Maroc doit-il continuer à n’encourager que cette catégorie ? La question mérite d’être pensée sérieusement.
L.A
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