En finance islamique, c'est la banque qui achète la maison de son client, elle calcule ensuite son profit et exige un loyer en conséquence. Sur papier, il n'y a pas d'intérêts réclamés. Le client ne devient propriétaire de la maison qu'au moment du remboursement de la totalité de la somme.
Une première banque islamique pourrait voir le jour au Canada. Le
groupe saoudien AlBassam House demande la permission à Ottawa d'offrir
des hypothèques qui respectent la charia, la loi islamique.
Dans son petit appartement de Gatineau, le musulman Abdelali Hamani
rêve de s'acheter une maison. Il n'a toutefois pas le droit de
contracter une hypothèque à la banque, puisque les banques
traditionnelles exigent des intérêts, ce qui est interdit dans le
Coran. « Il y a plein de musulmans qui souhaitent investir dans
l'immobilier, mais qui sont incapables à cause de cette restriction
religieuse. On a une crainte terrible de tomber dans le haram ,
c'est-à-dire dans l'illicite », explique M. Hamani.
En finance islamique, c'est la banque qui achète la maison de son
client, elle calcule ensuite son profit et exige un loyer en
conséquence. Sur papier, il n'y a pas d'intérêts réclamés. Le client ne
devient propriétaire de la maison qu'au moment du remboursement de la
totalité de la somme.
Selon Tarek Fatah, du Congrès musulman du Canada, tout cela n'est
que de la poudre aux yeux. Les financiers, selon lui, abusent des
croyants qui veulent respecter la charia, car leurs frais sont beaucoup
plus élevés que dans le système traditionnel.
Le groupe saoudien AlBassam House demande la permission d'offrir des
hypothèques islamiques partout au Canada et de devenir la première
banque islamique au pays. Si la demande est acceptée, cela permettrait
aux 700 000 Canadiens musulmans de s'acheter une maison tout en
respectant leur foi.
La demande est sur le bureau du ministre fédéral des Finances.