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BELHALOUMI Abdelrhani
Tout d’abord la dame victime de viol criait fort qu’elle n’avait jamais vu ce garçon. Et pourtant, Abdelouhab, qui était auparavant dans un hôpital psychiatrique, et à qui on administrerait des médicaments même pendant le procès, aurait dit que c’était lui le coupable
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Lettre ouverte au Président de la République française
Monsieur le Président de la République française,
J’ai l’honneur de vous écrire, afin de vous exposer le problème d’un
jeune marocain condamné à 30 ans de prison par la Justice française,
alors qu’il est complètement innocent.
Le jeune en question s’appelle NSISS Abdelouhab, né le 06 février 1978
à Bouarfa, de la ville de Boulogne-Sur-Mer a été accusé du meurtre
d’une vieille dame et du viol d’une autre. Sa date de libération est
prévue pour le 15 mai 2021.
Ce garçon décrit par toutes les personnes qui le connaissent comme
étant une garçon calme, malade, toxicomane, mais toujours absent. Quand
il est sous l’emprise des médicaments, il serait capable de vous dire
qu’il a lancé la bombe atomique sur Hiroshima.
Au 3e jour d’audience de la Cour d’Assises du Nord Pas-de-Calais, soit
le 22 avril 2002, on n’arrivait toujours pas à établir la moindre
certitude quant à sa culpabilité.
Tout d’abord la dame victime de viol criait fort qu’elle n’avait jamais
vu ce garçon. Et pourtant, Abdelouhab, qui était auparavant dans un
hôpital psychiatrique, et à qui on administrerait des médicaments même
pendant le procès, aurait dit que c’était lui le coupable.
Et comme indices pour le meurtre de la septuagénaire : rien. Le jeune
homme se trouverait au moment de l’heure présumée du meurtre entre les
mains de la police de Boulogne-Sur-Mer, qui l’aurait arrêté dans une
foire suite à une bagarre entre toxicomanes. Alors que le lieu du
crime appelé HARDELOT se trouve à 30 km de là.
La police avait procédé à l’arrestation de 3 toxicomanes, puis les
aurait relâchés. Elle aurait retrouvé le corps mutilé de la victime le
lendemain du meurtre, près d’une forêt, à côté de sa voiture et des
boules de pétanques et le nom d’un proche sur une sacoche.
Mais, qui avait intérêt à commettre un tel acte horrible ? A-t-on
interrogé F.H.,un tueur en série de la région qui venait d’être libéré
en 1999 ?
En tout cas, sans la moindre certitude, ni le moindre indice ou élément
matériel, le jeune homme marocain a été condamné. Sa vie a été brisée
tout comme celle de ses parents et proches , et celle de la famille de
la victime.
Monsieur le Président de la République,
La famille Nsiss demande la révision du procès , la libération de leur
fils et évidemment l’indemnisation de toute la famille qui souffre dans
le silence.
Et recevez, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération distinguée.
BELHALOUMI Abdelrhani
Bruxelles, le 23 février 2010
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