Lors
de notre rencontre avec M. Ameur soit à Paris, Casablanca ou à Rabat
nous avons compris à travers nos discussions que c’est un ministre
qui a une très grande volonté d’action et qui aimerait servir avec
honnêteté l’ensemble de la communauté marocaine à l’étranger.
Il nous a même donné un rendez-vous au mois de septembre à Montréal.
Le fait qu’il m’appelle « mon ami Khouibaba » a déplût à certaines
personnes qui pensaient avoir l’exclusivité sur l’ensemble des
fonctionnaires marocains pour qu’ils puissent continuer à traire
cette vache à lait, ils pensaient même ouvrir une centrale laitière
(mahlba).
J’ai
vu dans cet appel, plus une responsabilité qu’un honneur, car
mon plus grand souci, c’est de faire mon travail de journaliste avec
honnêteté, liberté et transparence. Malheureusement dans notre métier, on ne peut pas avoir que des amis.
Je dis souvent qu’un journaliste n’a pas d’amis mais juste de
bonnes sources. L’amitié avec des fonctionnaires marocains ne peut
rien ajouter dans ma vie car je ne me suis jamais présenté en tant
que demandeur. Et je défis ceux qui prétendent faire du journalisme
à Montréal de faire la même chose. Arrêtez de tendre la main et
utilisez l’information pour la diffuser et non pour l’utiliser pour
votre propre intérêt.
Dans une de mes interventions,
j’ai demandé au ministre Ameur de se mêler de ses affaires.
C’était une réponse à une de ses déclarations dans laquelle il
voulait s’occuper d’organiser la presse au sein des RME. Je pense
que ma réaction était sans aucun doute
justifiée car la presse doit être indépendante et sans ingérence
des autorités. Mais la presse doit savoir que prendre 1$ du Ministère
cela signifie devenir son vassal et de jouer plutôt le rôle d’une
agence de communication en étant au service de son maître, le bailleur
de fonds.
On crie
sur tous les toits que les RME veulent une représentativité démocratique
au sein du Parlement marocain comme Sa Majesté l’avait encouragé
fortement lors de son discours du 6 novembre 2005. Mais cette démocratie
ne peut pas évoluer sans chien de garde, ce rôle qui est dévolu à
la presse. Mais si cette même presse n’est pas capable d’être
indépendante financièrement du pouvoir, elle n’a qu’à retourner
au Maroc et travailler pour le Maghreb Arab Press (MAP).
Le mois
de septembre est arrivé. La consule continue de jouer le même jeu.
Elle organise pour le 27 septembre de 15 à 18 heures une rencontre
avec le ministre Ameur toujours à sa manière, c’est-à-dire encore
à huis clos avec ses béni oui-oui qui ne correspondent pas à la volonté
de ce ministre qui veut être à l’écoute de tout le monde. Les invitations
ont été adressées le 17 septembre aux mêmes personnes avec la mention
« vous êtes priés de confirmer votre participation en déclinant vos
noms et qualités avant le 25 septembre 2009 par les moyens suivants;
email, etc.… »
La communauté
marocaine de Montréal est habituée à ce filtre Otmani qui
installe trois agents de sécurité pour ne laisser passer que ses amis.
Elle doit avoir comme maître à penser Bush pour utiliser les mêmes
tactiques. Mais de quelle sécurité, elle parle ??? Les vrais criminels
sont à l’intérieur, dans son entourage. Nous n’avons qu’à mettre
leurs noms sur Google y compris le sien et on verra qui est le criminel.
Elle a essayé de m’isoler des hauts fonctionnaires marocains et des
institutions en me faisant passer pour un sympathisant El Adl Wa Lihssane
mais cela n’a pas marché. Alors elle a fait d’autres tentatives
jusqu’à me faire passer pour un criminel. Notre riposte a été forte
pour défendre ma réputation à sa grande surprise. Et je défis n’importe
qui de vérifier pour moi et pour son entourage en commençant par Google
ou n’importe quel moteur de recherche ou même au tribunal.
Madame,
vous n’arrêtez jamais de frustrer notre communauté et on ne
comprend pas, quel est votre but ? Le 13 septembre, vous et Mme Chekrouni,
ambassadeur du Maroc, vous avez présidé une soirée d’If tar en
plein Ramadan où des places ont été vendues à 49,00 $/chacune. Parmi
les invités, il y avait les membres du Congrès juif. Durant cette
soirée, on a même honoré un membre de ce Congrès sachant très bien
la position du Congrès sur la question palestinienne. Dans le mot prononcé
par ce dernier, il a osé parler d’Israël, une bonne manière de
frustrer notre communauté. Serions-nous les bienvenus, Madame à Rosh
Hashana en parlant de la Palestine? Vous n’êtes pas Consule d’Israël
au Canada et je dois vous signaler que contrairement à vous, le Consul
d’Israël fait très bien son travail.
La consule
comme l’Ambassadeur ont exclu de leurs listes d’invités soit pour
la fête du trône, soit pour d’autres activités du consulat ou de
l’ambassade des Marocains qui ont servi et qui continuent de servir
notre pays, politiquement, socialement et économiquement parlé. Et
pourquoi? Tout simplement parce que ces Marocains ne sont pas ses marionnettes
et qu’ils portent l’intérêt du pays plus haut que celui de Mme
la Consule ou Mme l’Ambassadeur. La Consule fabrique même des scénarios où
ses béni oui-oui l’honorent soi-disant. L’ensemble de la communauté
marocaine, si elle a le courage de les rencontrer, lui offrira le meilleur
citron pour ses prestations, en commençant par ses propres employés.
Son échec est monumental et cela à tous les niveaux. Lorsqu’elle
quittera Montréal, c’est le garage à Rabat qui l’attend et cela
contrairement à ce qui est arrivé à ses prédécesseurs.
voir la video sur rtv1860.com : http://www.rtv1860.com/news/118/ARTICLE/1561/2009-09-20.htm