La
présente s'adresse avant tout à la mère et non à l’assistante du patron
d’une importante institution marocaine (africaine).
Madame, je
tiens tout d'abord à préciser que j’adore mon pays, le Maroc et je n’accepte
pas que quiconque mette en doute ce sentiment naturel. Je défendrai toujours
mon pays avec n’importe quel outil, qu'il s'agisse d'une plume ou de tout
autre moyen qui peut se révéler utile comme un soldat au service de son pays.
Mes
parents m’ont inculqué l’amour inconditionnel de mon pays, le Maroc. J’avais à
peine six ans lorsque j’ai vu, fait unique, mon père pleurer et se frapper la
tête à l’annonce du décès de Mohammed V. J’aime profondément mon pays Madame,
et je ne saurais profiter comme vous le faites impunément, des biens et
avantages offerts par ma position professionnelle au seul profit de ma famille.
Ces biens et avantages ne vous appartiennent pas en propre. Je prendrai
toujours la défense de mon pays Madame, contre toute menace, qu’elle vienne de
l’intérieur ou de l’extérieur. Or, je considère que par vos manœuvres, vous
constituez une menace car vous avez écrasé l’étincelle de motivation au sein de
vos collègues qui sont pourtant mieux formés que votre fils. Vous avez détruit
en eux tout espoir d’avancement et le désir de se dépasser pour servir le pays
et l’entreprise. Car ils savent bien que malgré leur éducation et leurs
diplômes, jamais ils ne pourront rivaliser avec votre fils dont le seul mérite
repose sur le fait que sa mère soit la secrétaire du président.Ah ! si j’avais su… nous aurions envoyé ma
mère à l’école et comme nous étions dix enfants, notre éducation aurait coûté
beaucoup moins cher. Elle aurait pu nous placer et nous imposer en suivant
votre exemple et qui sait si aujourd’hui nous ne serions pas président de la Royal
Air Maroc ou directeurs à l’Office du tourisme. Avec ou sans bac, je serai au
minimum ministre dans mon pays.
Malheureusement
Madame et c’est dommage, il arrive parfois que l’ennemi vienne de l’intérieur.
Bien que cela puisse sembler désuet, certains éléments font de l’homme ou
de la femme, un traître. Si ma mère savait écrire Madame, elle donnerait
probablement de grandes leçons de nationalisme à celles qui s'appuient sur leur
instruction pour promouvoir l’injustice dans notre pays.
Vous
pouvez me traiter de tous les noms, mais ne me traitez surtout pas de fou.
Sachez Madame, que j’ai des principes et mon propre style et comme le
disait si bien notre défunt roi Hassan II : « l’homme, c’est le
style».
Je ne
m’attaque jamais à ce qui est juste et noble, sinon je serai déjà en
prison quelque part. Il est probable cependant, et je vous l’accorde, que
je m’attaque à trop de problèmes mais il règne trop d’injustices au
sein de nos institutions marocaines à l’étranger et je ne peux rester
indifférent.
Même dans
votre entourage et même s’ils n’osent pas vous le dire, plusieurs de vos
proches apprécient mon travail. Au-delà de l’institution dont vous faites
partie, il existe des gens qui ont apprécié la révélation d'injustices et
ont corrigé celles-ci. Par exemple, je vous cite le cas de la fille de M.
Achour, du Protocole au Palais Royal, renvoyée pour falsification de diplômes
suite à mon article. Pour autant que je sache, votre institution n’est pas plus
importante que le Palais Royal.
Madame,
vous vous attaquez au messager et vous oubliez le contenu du message.
J’ai eu
de très bons contacts avec certains de vos collègues et je garde de bons
souvenirs de la qualité de leur travail et de leur honnêteté
intellectuelle. Je peux vous citer M. El Kanabi ou M. Boukfaoui ; ce
dernier était même apprécié de votre propre fils pour son honnêteté et son
intégrité. Malheureusement, il a été contraint à la démission après un
an en poste à Montréal car il n’avait pas la force de faire face à ce
genre d’injustice appelée «piston», régnant au sein de notre chère Royal Air
Maroc à Montréal.
Vos
collègues sont témoins d’injustices ou subissent des tentatives d’injustice et
je peux citer deux cas : l’un de vos collègues qui travaillait à New York
et faisait un travail plus que parfait a été puni tout simplement parce qu’il
ne s’entendait pas très bien avec une proche d’une personne haut-placée.
L‘autre cas est celui de la personne à Paris, qui a dû faire face à des
tentatives calomnies visant à le déstabiliser. J’espère que ces deux collègues
ont pu surmonter ces difficultés et que maintenant ils vont bien. Je souhaite
que le choc n’ait pas été seulement traumatisant mais qu’il les ait plutôt stimulé
et encouragé à faire un bon travail.
Le
Maroc a perdu pour l’étranger des hommes de calibre et de haut standing,
car les principes qui les gouvernent pèsent plus lourd que l’amour qu’ils
portent à leur travail. Au Maroc et dans vos institutions, on
pratique une politique qui consiste à enfoncer le clou qui dépasse et
c’est ce que l’on a essayé de me faire subir avec la complicité de votre
fils, Madame la Mère. Mais j’ai toujours dit que lorsque vous m’aviez blessé
gravement, vous auriez dû m’achever car même s’ils ont réussi à me faire taire
un certain temps, ils n’ont pas réussi à tuer en moi l’amour que j'éprouve pour
mon travail et pour ma plume. Au contraire, cela a renforcé ma
détermination à faire jaillir la vérité et promouvoir la justice sous
toutes ses formes. Vous avez sûrement madame, lu ou eu vent de mon article :
«Ils n’auront ni ma plume ni ma peau», s’adressant à des personnes
comme votre fils, que vous avez sorti de la maison familiale pour le faire
entrer dans l’autre maison familiale, celle qui a pour nom, Royal Air Maroc. Il
est donc normal qu'il s’y comporte comme s'il était chez lui et tente d’y faire
régner sa loi au détriment de certains de ses collègues qui sont victimes de
son harcèlement et de son entêtement pour que les choses soient faites comme
dans la cuisine de maman. Son comportement n'a après tout rien d'anormal
puisque Madame, on ne lui a pas appris autre chose.
Avez-vous
déjà pensé Madame, que celui ou celle qui vous ouvre la barrière le matin, vous
apporte votre café, fait vos courses, lave votre voiture et exécute tous ces
gestes quotidiens sont plus instruits que votre fille et votre fils ?
Savez-vous
Madame, que la majorité de vos collègues ont reçu une «formation» correspondant
aux postes qu’ils occupent, exception faite de votre fils ? On ne peut voir
dans l’éducation que vous avez donnée à vos enfants qu’un constat d’échec. Vous
imposez vos enfants à leur état brut à cette société sans vous occuper de leur
éducation et des diplômes dont ils devraient être titulaires pour occuper les
postes que vous leur offrez. Vous savez Madame, l’école n’a pas d’âge et ils
ont encore le temps de retourner sur les bancs d’école.
Votre
fils fait partie de ceux qui ont monté et financé une campagne contre moi pour
me faire fermer la gueule et pour que je cesse de dénoncer les injustices
qu’ils commettent contre mon pays, et ils poursuivent leur sale besogne. Votre
fils a pensé, comme les autres, qu’il pouvait briser ma plume et me coudre
la bouche mais malheureusement pour lui, maintenant, je crie, je hurle de
toutes mes forces contre ces injustices. Entendez-vous mon cri par-delà les
océans ?
Votre
fils m’en veut parce qu’il est convaincu que c’est moi qui ai
révélé votre nom dans l’affaire des cartes d’assurance-maladie. La
décision a été prise à un moment où je n’ai pas répondu à l’appel du patron du
journal. Je ne l’ai su que lorsqu'il était trop tard. Le journal était déjà à
l’impression. Je n'essaie pas de me justifier, mais je vous dis cela tout
simplement parce qu'à mes yeux, dans cette enquête, d'autres personnes
étaient beaucoup plus importantes, frauduleuses et malhonnêtes que vous. Pour
moi, votre nom figurait loin sur la liste.
Votre
fils continue, avec l’argent de la Royal Air Maroc, de financer avec
Monsieur Najahi (vous trouverez ci-joint son casier judiciaire) un outil de
propagande contre moi. Pour que je cesse de le dénoncer.
J’ai
tenté à plusieurs reprises de m’expliquer avec votre fils mais celui-ci
n’a jamais voulu me parler. Madame Khadija Meliani, l’assistante du directeur
de la RAM m’a même menacé une fois d’appeler la police si je ne cessais pas
d’appeler. Elle n'a cependant jamais osé mettre sa menace à exécution car
ce faisant, elle aurait pu se trouver dans une situation d’intimidation et
d’entrave au travail d’un journaliste. Madame, j’aurai pu et je n’exclus pas à
ce jour de le faire, porter plainte contre votre fils devant un tribunal
canadien pour entrave au travail d’un journaliste parce que la seule raison de
mes appels répétés est pacifique.
Suite à
mon article : «Chkoun Houma», tous vos amis m’ont contacté pour
m’offrir de la publicité sur la Royal Air Maroc ou d’autres moyens.
Mais Madame, je ne veux pas de publicité de la Royal Air Maroc et j’ai été
clair à ce sujet. Je ne peux pas aller à l’encontre de mes principes et
promouvoir les services du bureau de la Royal Air Maroc à Montréal
alors que je n'ai aucune confiance en ce dernier et suis loin de
croire à ses compétences et à son honnêteté. Cela était très clair
lorsque j’ai rencontré Monsieur Maali dans vos bureaux à Montréal. Je lui ai
dit que je ne suis pas un vendeur de publicité et que je n’ai rien à vendre
mais que je suis plutôt à la recherche de la vérité.
Madame,
je ne sais même pas si votre président connait toute la vérité ou simplement la
moitié de cette vérité, mais la moitié d'une vérité est déjà un mensonge.
Est-ce une bonne chose de bloquer toute information venant de Montréal et
pouvant nuire à l'image du petit enfant (c'est ce que toute la communauté
raconte ici) ?
Il est
curieux de remarquer que votre fille a été placée au bureau de l’Office du
tourisme de Montréal sitôt le départ de Monsieur Tazi, ancien délégué du
tourisme qui s’opposait catégoriquement à son recrutement. M. Ragala a
pris la place de M. Tazi et votre fille a été engagée ainsi que le fils de M.
Ragala, qui lui, a été installé au bureau de la Royal Air Maroc à Barcelone en
Espagne. Échange de bons procédés comme on dit à la française, ou un bon
système de troc à l’indienne, étant donné que M. Ragala et sa femme profitent
de la gratuité pour voyager à bord de la RAM. C’est ce que vous appelez le nationalisme.
Peut-être n’avons-nous pas fréquenté la même école de nationalisme que vous. Votre
nationalisme se base plus particulièrement sur : «faire passer vos
intérêts personnels et familiaux avant ceux de mon pays». Moi, j’y vois plutôt
de l’escroquerie, de l’exploitation et de la trahison envers mon pays. Arrêtez
de prendre les gens pour des dupes. Sachez que vous avez des comptes à rendre
et que tôt ou tard, vos enfants feront face à un système qui sera plus exigeant
au niveau des performances. Et vous ne serez pas toujours en mesure de les imposer.
Est-il
nécessaire Madame, de mener une autre enquête de même style que celle de
l'assurance-maladie pour obtenir une réaction de Monsieur le président ? Si
nécessaire madame, nous n'hésiterons pas et nous trouverons certainement
une histoire dans laquelle Monsieur le président et la Royal Air
Maroc sont impliqués à Montréal ou ailleurs.
Madame,
pour votre information, notre
Maroc se porte très bien mais il existe toujours une frange qui résiste à ce développement
car l’ambigüité, l’escroquerie, les manigances, la corruption, et le pistonnage
les arrangent étant donné qu’ils sont incapables de fonctionner dans un Maroc
qui va mieux. L’amélioration des services est évidente chez Royal Air Maroc, aussi
bien à l’escale, qu’au niveau du service offert à bord, de l’atterrissage et du
décollage et cette compagnie est préférée à beaucoup d’autres compagnies dans
le monde. Nous sommes fiers de dire que c’est notre compagnie nationale.
En
terminant, j’insiste sur le fait que je ne veux pas de publicité de la Royal
Air Maroc ni de personne d’autre d’ailleurs. Ceux qui vous ont dit le contraire
sont probablement les mêmes qui m’appellent pour m'encourager à ne pas lâcher-prise
contre les injustices dont votre fils est l'auteur.
Merci à
vous
Abderrahim
Khouibaba
Le fils
de l’autre mère
Voici
des extraits, comme preuve à l'appui de nos affirmations, du plumitif
criminel et pénal de la Cour Supérieure du Québec du prénommé Rachid Najahi,
alias dans le milieu du crime, Arachide :
Né le 14 mars 1962, Rachid Najahi a plaidé coupable le 15 décembre 1998 pour
deux chefs d'accusation : trafic de cocaïne et substances interdites devant le
juge Robert Sansfaçon. Il a été condamné à 500 $ d'amende et 2 ans de
probation.
Rappelons que M. Najahi a été incarcéré pour ces accusations. Il lui a fallu
pour sortir un cautionnement de 1,000 de dépôt plus 2,500 $ TP.
Le 15 décembre 1998, dans un autre dossier, M. Najahi a plaidé coupable pour 4
autres chefs d'accusation selon le code criminel 334A, 465(01)C, 380(01)A, 465
(01)C. Pour chacun de ces chefs d'accusation, il a été condamné à une probation
de 2 ans sans surveillance plus ordonnance de sursis de 12 mois.
Il a également plaidé coupable pour presque les mêmes infractions à quatre
autres chefs d'accusation qui lui ont valu la même sentence, soit
une probation de deux ans sans surveillance plus ordonnance de sursis de
12 mois pour chaque chef d'accusation.
Références:
1er dossier : No. 500-01-055159-989, date de l'infraction : 18/02/1998
2e dossier : No. 500-01-056266-981, date de l'infraction : 12/02/1998
3e dossier : No. 500-01-055160-987, date de l'infraction : 01/12/1997
En résumé, M. Najahi a plaidé coupable à plus de dix chefs d'accusation pour
des actes tels que : trafic de cocaïne, vol d'un montant de plus de 1,000 $,
complot pour commettre un acte criminel, fraude, etc…»
Monsieur
Najahi a eu une réhabilitation en vertu de la Loi sur les casiers
judiciaires
de la Commission nationale des libérations conditionnelles. Rachid
Najahi n’a
eu aucune condamnation depuis la fin de la peine et a été de bonne
conduite et
que la condamnation ne devrait plus ternir sa réputation et, d’autre
part, sauf
en cas de nullité ou de révocation ultérieure, efface les conséquences
de la
condamnation et, notamment, fait cesser toute incapacité que la
condamnation
devrait entraîner au terme d’une loi fédérale ou de ses règlements.
(Fait à
Ottawa, le 10e jour de décembre, 2008.)